Intelligence Artificielle
Auditez, gouvernez et déployez vos systèmes d'IA en conformité avec les exigences réglementaires.
L'intelligence artificielle s'installe dans toutes les fonctions de l'entreprise, souvent plus vite que les organisations ne se dotent des outils pour la maîtriser. Biais algorithmiques, décisions opaques, perte de contrôle sur les données : les risques sont réels et les régulateurs ont commencé à en tirer les conséquences.
Nos offres d’accompagnement en conformité de l’IA
L'AI Act (Règlement (UE) 2024/1689) impose désormais des obligations concrètes à toute organisation qui développe, déploie ou distribue des systèmes d'IA sur le marché européen. La norme ISO/IEC 42001 offre, en complément, un cadre de management certifiable pour structurer une gouvernance IA durable. La Robe Numérique vous accompagne sur l'ensemble de ces enjeux, de l'audit initial à la certification, en passant par l'accompagnement de vos projets.
Audit et gouvernance
de l’IA
Evaluez vos risques et instaurez une gouvernance de l’IA solide et pérenne.
Accompagnement de projet IA
Intégrez les exigences de l’AI Act dès la conception de vos systèmes d’AI.
Mise en conformité AI Act
Confiez la conformité de vos systèmes d’IA à nos juristes et avocats experts.
Accompagnement ISO/IEC 42001
Développez vos systèmes de management de l'IA certifiables.
Formation AI Act
Apprenez à vos équipes les enjeux et bonnes pratiques de l’usage de l’IA au sein de l’organisation.
Faisons le point sur vos enjeux IA
Les équipes de La Robe Numérique sont à votre écoute pour concevoir un accompagnement adapté à vos usages, votre secteur et votre niveau de maturité.
Qu’est-ce que le Règlement IA (AI Act) ?
Le Règlement IA, ou AI Act est la première législation sur l’intelligence artificielle à l’échelle mondiale. Elle a été officiellement validée par le Conseil de l’Union Européenne en mai 2024. Elle vise à harmoniser les réglementations déjà existantes en matière d’IA et à encadrer le développement et l’adoption de systèmes d’IA fiables, éthiques, transparents et sécurisés.
Plus spécifiquement, le règlement établit :
des règles harmonisées concernant la mise sur le marché, la mise en service et l'utilisation de systèmes d'IA dans l'UE,
l'interdiction de certaines pratiques,
des exigences spécifiques applicables aux systèmes d'IA à haut risque,
des règles harmonisées en matière de transparence applicables aux différents SIA (SIA d’interaction avec des personnes, SIA de reconnaissance des émotions et de catégorisation biométrique, SIA générative),
des mesures visant à soutenir l'innovation, particulièrement pour les PME.
Le RIA définit 3 catégories de risques :
Risques inacceptables : Les applications présentant un risque jugé inacceptable, comme les systèmes de notation sociale, sont strictement interdites.
Risques élevés : Les systèmes pouvant impacter la sécurité ou les droits fondamentaux doivent être rigoureusement évalués avant leur mise sur le marché et tout au long de leur cycle de vie. Par exemple, la vidéoprotection augmentée par de l’IA pourrait impliquer, selon ses usages, des risques élevés. La Robe Numérique vous accompagne dans la conformité de vos dispositifs de sûreté afin de limiter les risques d’atteinte aux données et à la vie privée des personnes.
Risques limités : Les systèmes soumis à des obligations minimales de transparence, comme les systèmes d'IA générant ou manipulant du contenu visuel, audio ou vidéo.
Pourquoi se faire accompagner par La Robe Numérique ?
Expertise juridique et réglementaire :
Nos consultants et avocats experts en droit du numérique maîtrisent l'AI Act, la norme ISO/IEC 42001 et leur articulation avec le RGPD et les référentiels sectoriels.
Une approche opérationnelle :
Nous installons des comités, des processus et des indicateurs que vos équipes utilisent au quotidien, pas des livrables qui restent dans un tiroir.Grandes expérience des démarches de conformité :
Notre expérience des démarches RGPD, DORA et ISO 27001 nous permet d'articuler les exigences IA avec vos obligations existantes pour éviter les redondances.
Questions fréquentes sur les Règlement IA
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Pour les systèmes d'IA à haut risque, l'AI Act impose immédiatement un système de gestion des risques, une gouvernance des données, une documentation technique et un marquage CE avant mise sur le marché.
L'AI Act classe comme 'haut risque" les systèmes listés à l'Annexe III (ex : recrutement, éducation, crédit, infrastructures critiques) ou intégrés à des produits soumis à évaluation de conformité. Les obligations principales figurent aux articles 8 à 15 : conformité ex ante, contrôle continu et responsabilité du fournisseur. Aucune mise sur le marché ou mise en service n'est possible sans respect préalable de ces exigences.
Obligation structurantes pour les systèmes à haut risque :
Mettre en place un système de gestion des risques couvrant l'ensemble du cycle de vie ;
Assurer une gouvernance et qualité des données d'entraînement ;
Constituer une documentation technique complète ;
Garantir la traçabilité et la tenue des logs ;
Fournir une information claire aux utilisateurs ;
Mettre en place une surveillance humaine effective ;
Assurer la robustesse, précision et cybersécurité ;
Réaliser une évaluation de conformité avant mise sur le marché ;
Procéder au marquage CE et à l'enregistrement dans la base européenne.
Ces obligations s'appliquent principalement aux fournisseurs, mais certains devoirs incombent aussi aux déployeurs (utilisateurs professionnels), notamment en matière d'utilisation conforme et de surveillance.
L'œil du consultant : Le piège classique est de traiter le 'haut risque" comme une simple formalité documentaire. En réalité, l'AI Act impose une logique proche du marquage CE industriel : processus qualité, traçabilité et preuve continue de conformité. Les entreprises qui n'intègrent pas ces exigences dès la phase de conception devront reconstruire leur gouvernance a posteriori, ce qui est coûteux et complexe.
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Une charte d'utilisation de l'IA générative doit être mise en place en définissant des règles claires d'usage, de sécurité et de responsabilité, validées par la direction.
Une charte IA encadre juridiquement et opérationnelemment l'usage des outils d'IA générative (ChatGPT, Copilot, etc) par les salariés. Elle s'appuie notamment sur le RGPD (articles 5, 6 et 32) pour la protection des données, sur le code du travail (pouvoir de direction et réglement intérieur) et sur l'AI Act pour les obligations liées aux systèmes d'IA (transparence, gestion des risques selon le niveau de risque). La charte doit être cohérente avec les politiques SSI, la conformité et la protection des données existantes.
Etapes clés pour structurer la charte IA :
Cartographier les usages autorisés et interdits (RH, marketing, code relation client etc.) ;
Définir les règles de confidentialité (interdiction d'entrer des données sensibles ou stratégiques sans validation) ;
Encadrer les données personnelles (base légale, minimisation, absence d'upload de fichiers non anonymisés) ;
Préciser la responsabilité humaine finale (aucune décision automatisée sans validation humaine) ;
Intégrer des exigences de cybersécurité (outils approuvés, comptes professionnels, traçabilité) ;
Définir un processus de validation des nouveaux cas d'usage (IT, juridique, métier) ;
Prévoir un plan de formation et sensibilisation ;
Articuler la charte avec le règlement intérieur si elle contient des obligations disciplinaires.
La charte doit être validée par la direction, communiquée formellement aux salariés et, si nécessaire, présentée au CSE lorsqu'elle impacte l'organisation du travail ou le contrôle de l'activité.
L'œil du consultant : Le piège classique est de rédiger une charte trop théorique ou trop restrictive que personne ne s'applique. Sur le terrain, les entreprises efficaces adoptent une approche pragmatique : autoriser des usages encadrés plutôt que tenter d'interdire l'IA. Une charte efficace est courte, opérationnelle, accompagnée d'exemples concrets et soutenues par des formations régulières. Sans appropriation par les équipes, elle reste purement déclarative.
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L'IA "shadow" (ou “shadow IA”) se maîtrise par une détection technique et une gouvernance formelle, sans surveillance disproportionnée des salariés.
L'usage d'outils IA non autorisés expose l'entreprise à des risques de fuite d'informations, de transfert hors UE et de la violation du principe de sécurité, au sens du RGPD. L'employeur peut encadrer ces usages via son pouvoir de direction en application du code du travail mais doit respecter la proportionnalité et l'information des salariés.
Actions clés pour détecter et encadrer l’usage de l’IA :
Cartographier les flux sortants (logs, proxy, CASB, outils de Data Loss Prevention) pour identifier les accès à des plateformes d'IA publiques ;
Mettre une place une politique claire d'outils autorisés (liste blanche) ;
Bloquer ou restreindre les usages via des règles proportionnées ;
Formaliser une charte d'usage de l'IA générative intégrée au règlement intérieur ;
Déployer des solutions internes sécurisées pour éviter le contournement ;
Sensibiliser les équipes aux risques juridiques (données personnelles, secret d'affaires, propriété intellectuelle) ;
Documenter les contrôles dans une logique d'accountability en application du RGPD.
L'objectif n'est pas la surveillance individuelle permanente, mais la maîtrise des risques systémiques (fuite de données, transferts non encadrés, non-conformité contractuelle).
L'oeil du consultant : Le piège classique est d'interdire totalement l'IA sans alternative interne : cela pousse les collaborateurs à contourner les règles. Sur le terrain, les entreprises les plus matures combinent détection technique, pédagogie et offre d'outils validés. Une gouvernance trop régressive génère plus d'IA "shadow" qu'elle n'en supprime.
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La conformité à l’AI Act relève juridiquement de l’organisation en tant que fournisseur ou déployeur, sous la responsabilité ultime de la direction.
Le règlement européen sur l’IA (AI Act, Règlement (UE) 2024/1689) impose des obligations au “provider” (fournisseur) et au “deployer” (utilisateur professionnel) selon les articles 16 et suivants.
Ces obligations comprennent la gestion des risques, la documentation technique, la gouvernance des données, la surveillance post-mise sur le marché et la conformité CE pour les systèmes à haut risque.
Juridiquement, c’est la personne morale qui est responsable en cas de manquement, ce qui engage la gouvernance et la direction.
Source officielle : AI Act – EUR-Lex : https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1689/oj
En pratique, la conformité est transverse et doit être portée par plusieurs service :
La Direction générale : responsabilité stratégique, allocation des ressources, supervision (logique comparable à l’Art. 5 §2 RGPD – accountability)
Le Juridique / DPO / conformité : qualification du niveau de risque, contractualisation, veille réglementaire, interaction avec autorités
L’IT / Data / RSSI : implémentation technique, gestion des risques (Art. 9 AI Act), qualité des données (Art. 10), cybersécurité
Les Métiers : définition des cas d’usage et contrôle opérationnel
L’AI Act impose notamment :
un système de gestion des risques (Art. 9)
une gouvernance des données (Art. 10)
une documentation technique (Art. 11)
une surveillance humaine (Art. 14)
des exigences de robustesse et cybersécurité (Art. 15)
La responsabilité ne peut donc pas être déléguée uniquement à l’IT ou au juridique : elle doit être structurée au niveau de la gouvernance.
L’œil du consultant : Le piège classique est de considérer l’AI Act comme un sujet purement technique confié à la DSI. En réalité, le risque majeur est stratégique et réputationnel. Les organisations les plus avancées mettent en place un comité IA transverse rattaché à la direction, avec une cartographie des systèmes et une qualification formelle des niveaux de risque. Sans sponsor exécutif, la conformité reste théorique et fragile en cas de contrôle.
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L'AI Act n'impose pas explicitement la désignation d'un "AI Officer", mais il exige une gouvernance formalisée et des responsabilités clairement attribuées.
Le Règlement (UE) 2024/1689 (AI Act) impose aux fournisseurs et déployeurs de systèmes d'IA, notamment à haut risque, de mettre en place un système de gestion des risques (Art. 9), une gouvernance des données (Art. 10) et une organisation garantissant la conformité continue.
Il n'existe toutefois aucun article imposant formellement la nomination d'un responsable “AI Officer” dédié, contrairement au DPO prévu par l'Art. 37 du RGPD.
Juridiquement, la responsabilité incombe à la personne morale (logique d'accountability).
Sources officielles :
AI Act – EUR-Lex : https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1689/oj
RGPD – Art. 37 : https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2016/679/oj
En pratique, la désignation d'un AI Officer devient fortement recommandée dans les organisations exposées (IA interne, IA embarquée dans des produits, IA RH, scoring, etc.).
Cela permet :
D'identifier clairement un point de responsabilité interne
De piloter la cartographie des systèmes d'IA
De coordonner IT, juridique, RSSI et métiers
D'organiser la conformité documentaire (analyses de risque, conformité CE, surveillance post-mise sur le marché)
D'anticiper les contrôles des autorités nationales compétentes
Ce rôle peut être confié à un responsable conformité, un Chief Data Officer ou un responsable innovation, à condition que son mandat et ses moyens soient formalisés.
L'œil du consultant : Le piège classique est de créer un "AI Officer" sans périmètre clair ni pouvoir décisionnel. Le titre seul ne protège pas l'entreprise. Sur le terrain, les organisations efficaces rattachent ce rôle à la direction avec un comité IA transverse, des indicateurs de suivi et un reporting régulier. Sans gouvernance formelle, la conformité à l'AI Act reste déclarative et difficilement défendable en cas d'audit.
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